Le sujet de base était simple et vaste à la fois : la banlieue. Même si la longueur de la nouvelle était imposée, le jury s’est montré souple.
Pourquoi la banlieue ? Pour être en accord avec la maison Banlieue Est Éditions, installée en banlieue et publiant des textes qui, d’une certaine façon, parlent de la banlieue.
Pourquoi 11 ? Parce que l’éditeur visait un ouvrage de 150 à 180 pages, avec une mise en page aérée.
Une cinquantaine de textes se sont présentés.
Le premier tri a écarté ceux dont la qualité d’écriture était insuffisante (en pratique pas si nombreux que cela) et ceux qui ressemblaient trop à des souvenirs, sans intrigue et inqualifiables de nouvelles.
L’idée suivante a été de retenir des points de vue et des tonalités variés
La conséquence : de bons textes écartés parce que trop proches entre eux, par le thème ou par l’approche.
Il en résulte onze angles de vue personnels, éloignés de ce que donnent à voir les journaux de 20 heures.
Ainsi les souvenirs de vacances (Les Picsou de mon enfance), la famille (À distance ; De l’autre côté du périph’), l’isolement des personnes âgées (La jungle), l’accès à la culture (Norma), ceux qui restent, ceux qui partent (Non-lieu)…
Les auteurs connaissent la banlieue pour y avoir vécu, y vivre encore ou y travailler… ils viennent de tous les horizons avec une forte représentation de la Belgique et une parité presque parfaite entre femmes et hommes.
Banlieue Est Éditions a sollicité Jacky Schwartzmann pour la préface. Ses deux romans, qui lui ont valu le grand prix de la littérature policière 2023, se déroulent en banlieue et un banlieusard s’y reconnaît…
Une bonne idée fédérative, des textes de qualité, un préfacier reconnu, de la nostalgie un peu, de l’humour et de la dérision beaucoup, de la tendresse aussi et parfois, forcément, de la rage… voilà les atouts du recueil Onze nouvelles de banlieue, prêt à partir vers ses lecteurs, avec ou sans périphériques, avec ou sans immeubles à l’horizon.
Lien : https://www.banlieue-est-editions.com/